Marcher avec Brigid. Joie, simplicité & Feu Sacré

Marcher avec Brigid. Joie, simplicité et feu sacré dans la tradition celte.

Retour de la Cérémonie d’Imbolc du 30 Janvier 2026

Etre dans le ressenti, ce n’est pas si simple, ce n’est pas si simple parce que c’est toujours parasité par notre mental.

La déesse Brigid nous invite à aller chercher la simplicité dans tout ce que l’on fait ainsi qu’à y mettre de la joie.

La joie n’a pas besoin d’être euphorique, c’est un état d’être intérieur.

Bien sûr, quand on fait des partages, on peut rire.

Le rire est une chose. Être dans un état de joie, c’est autre chose.

Et être dans cette joie, n’a pas forcément besoin d’être exprimée à l’extérieur.

Et ça va simplement rayonner.

Si moi, je suis dans mon état de joie, je rayonne.

Pas besoin de surjouer quoi que ce soit pour le manifester.

C’est simplement être.

L’alignement, chercher un ancrage. Je dis depuis un certain nombre de temps maintenant que la joie, c’est un élément important. Quand je suis dans de la joie, je suis dans mon alignement. Pas besoin d’aller chercher midi à 14h, c’est à l’intérieur de moi.

Quand je sens cette joie qui vibre, c’est que c’est juste.

Si je commence à être là, là dans mon petit cerveau et à faire tourner les choses en boucle, j’ai perdu mon alignement. Je ne suis plus dans mon état de joie.

Et j’aime être connecté à Brigid car elle nous ramène à la simplicité.

Dans cette simplicité, c’est quoi l’essentiel ?

Toujours aller, c’est quoi l’essentiel ?

De nouveau, ce n’est pas des choses qui sont forcément compliquées, mais c’est tellement simple que j’ai envie de dire qu’on ne croit pas que ce soit possible.

Donc on va aller faire tourner le petit hamster là-haut, parce qu’on ne peut pas croire que le bonheur est simple. On ne peut pas croire qu’être dans un état de joie, c’est simple. Alors on va chercher la complication, on va se tordre le cerveau pour essayer de trouver c’est quoi être dans la joie, c’est quoi le bonheur, c’est quoi… Stop.

 Revenons à la simplicité. Tout le temps dans tout ce que je fais, c’est comment je peux le faire de la façon la plus simple possible. Et pour moi, c’est vraiment le message phare de Brigid, qui nous ramène dans ces élans de gratitude.

Lorsque je plante une graine, je ne fais pas que planter la graine.

Déjà, j’honore et je remercie la graine qui m’a été donnée de pouvoir planter.

Et j’honore et je remercie la terre qui va accueillir cette graine.

Je remercie le soleil qui va réchauffer le bout de terre pour que ma graine puisse se développer. Je vais remercier l’eau qui va venir hydrater cette graine dans quelques jours. Et c’est tout simple. Qui le fait ? Qui le fait ?

Donc je remercie l’Esprit de nous avoir réunis hier soir pour cette célébration.

Je remercie les guides, je remercie les ancêtres.

Parce que sans nos ancêtres, on ne serait pas là. Il y a beaucoup de gens qui houspillent leurs ancêtres. Ils ne sont pas contents de ci, de ça.

Et pour moi, les ancêtres, ils commencent à nos parents. Nos parents qui sont là, on peut les juger.

Puis il y a quelques années, ça m’interpellait tout ça.Et je voyais ma mère dans quoi elle se débat. A un moment donné, je me suis dit  et « si en fait, elle faisait ce qui était le mieux pour elle ? »

Elle ne peut pas faire autrement. Elle est prise dans ses schémas. Elle patauge dans sa semoule. Mais elle fait du mieux qu’elle peut.J’ai laissé ce constat prendre corps à l’intérieur de moi, jusqu’au jour où j’ai vraiment compris ce que ça voulait dire. Et quand je voyais ma mère, j’ai vu que oui effectivement, elle fait du mieux qu’elle peut.

Il ne m’appartient pas de la juger ce qu’elle fait ou comment elle le fait. Il y a des choses où je ne suis pas d’accord, ça ne m’appartient qu’à moi.

S’il y a quelque chose qui me dérange, c’est de moi à moi que je dois le travailler et pas lui pointer le doigt vers elle, en lui disant tu ne fais pas si comme ça ou comme ci.

C’est trop facile de faire ça. Et en fait en faisant ça, on se coupe de nous. On se coupe un de nous, on perd notre alignement, la joie.

Quand j’ai commencé à ressentir que vraiment elle faisait du mieux qu’elle pouvait et que j’ai relâché. C’était la paix.

Après chacun fait ses choix. Ma mère a décidé de plus de couper les ponts. C’est OK, c’est son choix, c’est sa décision. Il m’appartient de la respecter.

Pour moi, ça peut m’attrister parce que ça coupe le lien. Mais si elle a fait ce choix-là, ce n’est pas moi qui vais la faire changer d’avis. Je dois accepter.

Et comme dit Bernard, c’est tout un travail de se préparer à tout ça, à des choses qu’on ne pense pas possibles, comme ça ne va pas m’arriver à moi.

Oh non, j’ai encore le temps, donc ça m’arrive. On ne sait jamais, ce n’est pas nous qui décidons.

La préparation, c’est d’être là, présent avec moi, être présent dans ce que je vis à chaque instant.

J’aime bien me dire quand j’épluche des carottes, je suis avec la carotte. Je ne suis pas avec autre chose ou sur mon téléphone à regarder qu’est-ce qui se passe !

Je suis avec la carotte. Et je suis en joie de le faire.

La plus belle graine à planter, c’est décidé d’être dans la joie et de dire oui à la vie.

De dire oui à la vie, c’est d’accepter ce qu’elle me propose, quel que soit sa proposition.

Bien sûr, il y a des événements dont je n’ai pas envie, mais je l’accueille, ou alors je fais des demandes et puis ça arrive tout autrement.

C’est de me préparer à me dire, je ne sais pas comment ça va arriver.

Donc être attentif à ce que je vais demander.

Je dis souvent, faisons attention à ce qu’on demande parce qu’on pourrait bien le recevoir, mais pas forcément le recevoir de la façon dont on a envie de le recevoir. Et des fois quand on le reçoit, ça pique.

Soyons donc tout le temps vigilant.

Lorsque j’ai une demande à faire, je vais étudier cette demande.

Pourquoi j’ai cette demande ?

Depuis quel espace de moi, émane cette demande ?

Pourquoi étudier la demande? Pour entrer dans un espace où je grandis ?

Tout ce que la vie nous envoie, ce sont des cadeaux pour grandir.Même si c’est quelque chose qui peut me paraître difficile sur le moment, et on y passe tous.On a tous nos casseroles et puis on peut tous passer par des épreuves de la vie.

Tout et tous, on va y passer.

Ce n’est pas le choix qu’on fait de dire, ah non, je veux que ma vie soit toute lisse, facile, impeccable.Il n’y ait que des bisounours autour de moi.

Et non.Parce que ce n’est pas là qu’on apprend.

L’humain, il apprend à travers l’épreuve.

Et le plus important, ce n’est pas l’épreuve, c’est l’attitude que j’ai face à l’épreuve qui m’est donnée de vivre.

Et ça pour moi, c’est vraiment l’énergie d’origine, Brigid. C’est cette attitude.

Comme on dit, le feu, il est aussi important pour nous. Le feu, il peut nous réchauffer, il peut nous brûler.

Ça va dépendre de l’attitude que j’ai envers lui.

 Quelle attitude j’ai envers moi-même ?

Si je suis tout le temps en train de me flageller, vous croyez que le corps il va m’amener de l’amour ?

Si je suis toujours en train de le critiquer, parce qu’il y a ci, parce qu’il y a ça, vous croyez qu’il va m’amener de l’amour ? Non.

Il va m’amener de l’amour parce que moi d’abord, je le chéris. Parce que moi, je l’honore.

Ce corps qui nous est donné, c’est un petit bout de Terre Mère. Il a été façonné pour que notre esprit, notre âme puisse faire l’expérience de l’incarnation sur cette planète et évoluer.

Et tout le but de notre incarnation, c’est l’évolution, avancer sur notre chemin.

Accueillir, accueillir tout ce qui nous est offert.

La vie a passé un contrat avec notre âme. Et ce n’est pas l’inverse.

C’est la vie qui a passé le contrat. Et dans ce contrat, elle a promis de faire tout ce qu’elle pouvait pour nous faire évoluer.

Et souvent on dit, ce que l’homme ne comprend pas par la douceur, il le comprendra par la douleur.

 Pourquoi ?

Parce que sans douleur, on reste coupé de nous-mêmes.

Et la douleur nous ramène.

Ce n’est pas une fin en soi, la douleur, c’est un chemin.

Mais je peux décider de changer ce paradigme. Mais pour ça, il faut que je sois connecté à moi, que je puisse ressentir ce qui se joue en moi, il faut que j’accueille mes émotions.

Si je ne fais pas ça, les épreuves vont arriver à ce niveau.

Si elles sont difficiles parce que j’ai la tête dure.

Si je m’apaise, si je m’assouplis, tout autour de moi va s’apaiser et s’assouplir.

Et je dis souvent, c’est une question de regard. Et c’est un choix.

La vie nous demande de faire des choix. Si je suis clair dans mes choix, la vie, elle trace. Cela ne veut pas dire qu’on va être au-delà de toute épreuve. Les épreuves continuent à arriver où que l’on en soi sur le chemin.

Le travail de cette vie s’arrêtera quand mon encéphalogramme sera plat.

Jusqu’à mon dernier souffle, on va continuer à évoluer, à apprendre.

Donc arrêtez de poser la question « quand est-ce que je vais avoir fini de faire ci ou de faire ça ? ». Je perds du temps et de l’énergie pour rien.

On aurait gardé cette énergie, ce temps pour avancer sur le chemin plutôt que de se poser ces questions. Et se faire du bien à soi, se faire du bien, se donner la main à l’intérieur.

Honorer ce qu’on a été, tout ce que l’on a déjà traversé.

Et ce n’est pas, parce que ça fait X temps que je marche le chemin que ça y est, tout est fait. Non. Si je crois ça, c’est que je ne suis pas encore sur le chemin.

Oui, on avance toutes et tous, mais attention, l’ego a vite fait de récupérer.

Donc restons vigilants.

Vigilant.e a ce qu’il se passe à l’extérieur, mais surtout à ce qui se passe à l’intérieur de soi.

A tout ce qu’on se raconte…

Pourquoi j’ai besoin de me raconter ça ?

Pourquoi j’ai besoin de surjouer ?

Pourquoi j’ai besoin de faire la victime ?

Pourquoi j’ai besoin de montrer que je suis un être joyeux, heureux et que tout va bien dans ma vie ?

Ce sont les bonnes questions.

Et Comment dans ma vie, je nourris le lien ?

Comment je rayonne simplement ce que je suis sans vouloir être autre chose ?

C’est simple de rayonner ce qu’on est nous-mêmes.

Déjà, c’est difficile de comprendre qui nous sommes, alors essayer d’être quelqu’un d’autre. Bon courage.

Tout ce travail, les cérémonies qu’on fait, c’est simplement un chemin. Il en existe des milliers de chemins. Mais quel que soit le chemin qu’on emprunte, c’est pour revenir dans le cœur. Tous les chemins nous ramènent dans le cœur.

Et des fois, c’est long de revenir dans le cœur.

 Et des fois, on croit que l’on y est ! Et non, on est à côté. Et ce n’est pas grave.

Qu’est-ce que j’apprends ?

Chaque instant, qu’est-ce que j’apprends ?

Et comment, depuis cet enseignement, je vais pouvoir me rapprocher un peu plus de mon cœur ?

Brigid par son feu purificateur nous permet d’aller nettoyer.

Et au-delà du nettoyage, c’est comment je nourris ce feu ?

Comment je l’honore ?

Comment je lui permets d’exister ?

Il n’y a pas besoin que ce soit un grand feu qui envoie de loin.

Ce qui est important, c’est que ce feu, il soit équilibré avec ce que je suis là, maintenant.

Peut-être dans une heure, ce feu, il va devoir s’adapter parce que je serai autrement.

Demain, encore autrement.

Et c’est mettre en harmonie et en équilibre ce feu intérieur avec ce que je suis.

Et cela fluidifie la vie. Ça fluidifie ma vie.

 Prenez soin de votre feu.

Nourrissez-le et partagez-le.

Ce feu, il est là, mais il ne m’appartient pas.

Il m’appartient de le nourrir, d’en prendre soin.

 Ce feu, c’est une étincelle du Grand Esprit, du Grand Feu Sacré.

Quand je vais quitter ce corps, ce feu, il va repartir à la maison. Il faut qu’il reparte en bonne santé. Il faut qu’il soit équilibré, ce feu.Il nous appartient et c’est de notre responsabilité à chacun et à chacune de garder en équilibre et en harmonie ce feu.

Merci pour vos Présences. Merci Violaine et Merci Bernard.

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